M. Amar BELKHODJA
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L'auteur
Chercheur en histoire il nous propose quelques pages sur l'un des plus prestigieux combats anti colonial de notre siècle. L'auteur estime que les jeunes chercheurs doivent se mettre à la tache sans attendre pour exhumer les glorieuses pages de novembre que l'oubli menace d'engloutir. Car affirme t-il avec force "un arbre qu'on arrose plus, se dessèche et dépérit".
Amar Belkhodja se présente ( Sources : Extraits de l'entretien de Farouk B dans la livraison du 02/09/2003 du journal "le jeune indépendant" )
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"Je suis né le 16 novembre 1941 à Tiaret. J’ai fait mes études primaires dans cette ville. Pendant l’époque coloniale, il était fort rare qu’un enfant algérien puisse passer des études primaires aux secondaires. En 1956, je sors donc de l’école française avec mon diplôme de Certificat d’études primaires (CEP).(...) Au début, j’étais obligé d’exercer certains petits métiers. En pleine guerre d’Algérie, j’ai intégré l’organisation civile du Front de libération nationale (FLN). Après l’indépendance, je me suis prédestiné à exercer comme fonctionnaire.(...) Comme moi je suis de Tiaret, je ne peux exploiter que ce que je trouve dans mon environnement immédiat. Mon premier travail fut consacré à Ali Maâchi, un grand chanteur et interprète algérien avant 1954. Il fut un grand artiste. Il a été assassiné et pendu sur la place publique le 8 juin 1958 pendant tout un après-midi .(...) Cela m’a vraiment bouleversé. J’avais tout juste 16 ans. Pour moi, c’est un véritable drame. Il a été arrêté au mois de mai et le 8 juin on le kidnappe du centre de transit avec ses trois compagnons. Il n’a jamais fait l’objet d’un procès. Assassiné par balles dans les environs de Tiaret, il a été présenté au grand public, torse nu et suspendu par les pieds à un arbre, à la place Carnot. Un spectacle macabre. L’armée française a commis un acte terroriste qui a profondément bouleversé les populations. D’ailleurs après cet acte barbare, de nombreux jeunes Tiaretis ont rejoint le maquis.(...) J’ai travaillé aussi sur un autre personnage très intéressant, natif également de Tiaret. Il s’agit d’Ali El Hammami, un jeune qui a quitté Tiaret à l’âge de 15 ans et qui avait une plume précoce . Prédisposé à combattre pour l’indépendance du Maghreb, il a représenté l’Algérie , en 1949, au premier congrès mondial islamique à Karachi (Pakistan). De retour au Caire, l’avion qui le transportait est tombé dans les environs de Karachi. Il est mort avec ses collègues à l’âge de 47 ans. Il a été enterré au cimetière de Sidi M’Hamed (Alger). Plus de 12 000 personnes ont assisté à son enterrement. C’est un personnage très important dans le mouvement nationaliste algérien qui a côtoyé tous les grands noms à l’époque. |
Son œuvre
Ali Maachi - Art et combat 1990
L'affaire Hamdani Adda 1991
Ali El Hammami et la montée du nationalisme algérien 1991
Contes à rebours 1992
Pages de Novembre 1997
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Ses projets
| Actuellement, j’ai des ouvrages achevés et non publiés dont je citerai les Martyrs de Zéralda, un livre qui raconte les crimes collectifs et les méfaits commis par la France à Zéralda, Mascara, Sidi Ali Bouneb et Oran de 1942 à 1953, et Mohammed Bensalem Laghouati, la plume contre le sabre. Cette recherche présente ce journaliste patriote qui a combattu sans répit le régime des territoires du Sud ; c’est un compagnon de lutte de Ferhat Abbas. Mon souci est d’apporter toujours des éléments nouveaux pour enrichir notre histoire. Il ne servirait à rien de compiler et de répéter ce que les autres ont déjà fait.". |
Frenda à travers "les pages de novembre " ouvrage édité par les soins de l'association "Machaal - Echahid" (ANEP 1997). Quelques extraits de l'ouvrage font ressortir la résistance et le sacrifice des enfants du peuple dans la région Frenda à l'instar de toutes les régions du pays.
Le commandant Mejdoub Zakaria (1933/1960) (p 25 et s)
| "Tayeb
Chib connu sous le nom de guerre de Mejdoub Zakaria, est né le 14 Avril
1933 à M'Sirda (Tlemcen)(...). En
1956, il est déjà chef de région. En 1958 il est promu commandant
militaire de la Wilaya V. A la même époque, il devient membre du CNRA
(...). Au mois de février 1960 il se trouve avec 09 de ses hommes au
Sud du Chott chergui, au lieu dit ZBARAT Larta, situé aux limites Sud
Ouest et Sud Est des zones 7 et 6 entre Frenda
et El Bayadh. (...)Le 4
fevrier1960, les officiers de l'ALN manipulent le poste radio
implanté sous une tente plantée au cœur de la steppe.(...) Vers
09 heures ils sont surpris par une intervention de l'armée française
qui avait envahi subitement les lieux. (...)Le commandant Mejdoub et son
groupe résistent farouchement. Il périt les armes à la mains avec
cinq de ses hommes." (Gloire à nos martyrs) |
Frenda : Les incursions de l'ALN (p 112 et s)
"Dans la zone VII la ville qui a connu le plus grand nombre d'incursion de l'ALN est bel et bien la ville de Frenda (...) Les batailles deviennent célèbres dans cette région. Elles portent les noms de "Mahboula" "El Gaada" "Boughachoua", Tarnanèch et Djeblia."
L'embuscade du 19 Janvier 1957
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(...)"Dans l'après midi du 19 janvier 1957 le préfet de Tiaret, le sous préfet et le maire de Trezel (Sougueur) et le colonel de la subdivision militaire quittent Frenda en direction de Tiaret. Les trois véhicules officiels sont précédés de Jeep militaires et suivies de voitures ayant à son bord 04 gendarmes. Après avoir franchi le lieu dit "Fontaine du génie" à 05 kilomètres de Louhou le convoi tombe dans une embuscade de l'ALN .Les premiers véhicules échappent aux tirs du groupe des Djounoud. Les deux Jeep essuyèrent les balles et continuèrent à rouler(...). C'est la dernière voiture du convoi qui connaîtra les tirs précis de l'ALN Bilan : Deux gendarmes tués et deux autres blessés." |
Les premiers assauts de L'ALN
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"Le 20 juin 1957 : L'ALN attaque les casernes de la brigade et de la section de gendarmerie: Bilan deux européens tués. Le 06 juillet 1957 : Harcèlement de la brigade de gendarmerie de Ain Kermès. Le 27 juillet 1957 : Multiplication des incursions des commandos de l'ALN sur les locaux de la gendarmerie." |
La riposte des forces coloniales
| "En août 1957 la ville est passée au crible 6.500 algériens de la ville de Frenda furent interpellés et contrôlés. Cette opération de répression se solde par une cinquantaine d'arrestations. L'armée française frappe impitoyablement les civils" |
Le sous préfet de Frenda est tué dans une embuscade
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"Le 15 août 1957 l'ALN attaque le véhicule qui transportait le nouveau sous préfet* de Frenda et son administrateur venant de Ain El Hadid.(...) Le sous préfet qui était en fonction depuis trois jours seulement fut tué sur le coup et son administrateur blessé." *TARTAS Robert - né le 19 avril 1923 à Campagne- d'Armagnac (Gers) décédé à l'âge de 34 ans |
Reprise des incursions de l'ALN
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"Le 13 septembre 1957 la ville est harcelée par les commandos qui en se repliants sabote les lignes électriques. Octobre 1957, le centre de Ain El Hadid est attaqué par l'ALN qui se replient après avoir saboté quelques installations. Le 06 janvier 1958 la ville est harcelé par les feux de l'ALN. Le 21 avril 1958 les éléments de l'ALN attaquent avec force le centre Frenda" |
Les six martyrs de Ramadan (p 117)
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"Le 07 avril 1958 la ville de Frenda connaît une atroce tuerie qui plonge ses habitants dans la consternation. Six algériens sont enlevés et assassinés à la suite d'un attentat commis contre un élu Algérien.(...) Acte 1 : Le ramadan est à son septième jour, au moment de la rupture du jeun, deux gendarmes font irruption à l'nterieur du domicile et demandent à ALALFI Ahmed (cadre de l'UDMA et FLN par la suite) de les suivre, son fils adoptif Rayeh Nacer demande à l'accompagner. Acte 2 : Assassinat par balles à proximité du pont qui se trouve à la sortie Ouest de Frenda de ALALFI AHMED Rayah Nacer et Bouchouihet Amar fellah dont le domicile servait de refuge aux katibas de l'ALN Acte 3 : Maghrous Djilali (Ayant servi dans les rangs du PPA-MTLD) Mostefaoui Boutaiba (Fidai très actif) et Rabah Rabah (fellah dont le domicile servait de refuge aux katibas de l'ALN) ont été assassinés par l'armée française au niveau de l'intersection des routes menant l'une vers Tiaret et l'autre à Ain Kermès. L'enterrement des six martyrs se déroule dans l'après midi du 08 avril dans l'émotion et le recueillement, sous la surveillance d'une armée coloniale qui venait de commettre la veille, l'ignoble forfait." (Gloire à nos Martyrs) |
Le jeune secrétaire zonal (p 182)
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"Djilali Saidi originaire de Frenda, ce jeune secrétaire zonal était estimé de tous les cadres et djounound de l'ALN de la zone VI. En octobre 1956, les européens organisent à Frenda un bal pour fêter l'arrestation de Ben Bella et ses compagnons. Djilali passe toute la nuit à pleurer. Le lendemain, le jeune commis greffier dérobe une machine à écrire et rejoint le maquis" |
Afin que nul n'ignore...