Hommage du Président de la République

Mr A. BOUTEFLIKA à

Ibn Khaldoun

Le président de la République a évoqué la ville de Frenda dans son discours prononcé une allocution à Tiaret lors du colloque sur "l'unité de la société algérienne à travers les proverbes" le 16/10/2002. Dans son intervention il a pris soin d'évoquer les hommes illustres de la ville dont  Abderrahmane Ibn Khaldoun en ces termes

Extraits du discours prononcé lors du colloque sur "l'unité de la société algérienne à travers les proverbes" le 16/10/2002 à Tiaret

A propos de l'illustre penseur Abderrahmane Ibn Khaldoun

"C'est dans cette contrée de notre patrie si chère, et plus exactement à Frenda que l'érudit Abderrahmane Ibn Khaldoun s'isola dans la Qalaa de Beni Salama où il entrepris une réflexion sur l'état, la civilisation, la politique et la société et ce après avoir sillonné nombre de pays où il a assumé de très hautes responsabilités.

C'est dans cette forteresse (la Qalaa), digne d'être un site touristique, qu'il a rédigé son œuvre "El Maach Oua El Omran" sur l'histoire et la civilisation de son époque, et c'est là également qu'il a jeté les bases de la sociologie.

Il serait juste de rappeler que les idées géniales de cet éminent penseur sont restées ignorées pendant plus de cinq siècles, car notre monde arabo-musulman a sombré dans les méandres du sous-développement et l'immobilisme et des dissensions périlleuses, incapable d'accéder au progrès et à l'invincibilité que seuls le savoir, la stabilité, la liberté de pensée et d'expression et la création intellectuelle permettent d'atteindre. Il y a là  matière à réflexion.

Si j'ai cité Ibn Khaldoun, c'est parce qu'il est l'un des premiers à avoir pris conscience de l'importance et de la richesse de la littérature orale.

N'est-ce pas lui qui dira au sujet du patrimoine amazigh, "il y a tellement de proverbes et de récits qui ont été dits et transmis dans cette langue que, si l'on venait à les recopier, il faudrait des tomes et des tomes".