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Texte intégral de l'allocution du président de la république au colloque national sur "l'unité de la société algérienne à travers les proverbes"
Le Président de la République, Mr. Abdelaziz Bouteflika, a prononcé, dimanche, une allocution à l'ouverture du colloque scientifique national sur les aspects de "l'unité de la société algérienne à travers les proverbes", en voici le texte intégral: "Mesdames et messieurs, Il est d'autant plus agréable d'assister en Algérie, et tout particulièrement à Tihert, à pareille rencontre, une rencontre réunissant une pléiade de nos "experts" en matière de littérature orale et de personnalités dévouées au service de notre patrimoine populaire. Mesdames et messieurs, Vous avez décidé si judicieusement de plonger au plus profond de la mémoire collective de notre peuple en vue d'en étudier le contenu et de déterrer ses précieuses richesses si jalousement préservées et léguées de génération en génération. En témoigne notre quotidien, émaillé d'autant de proverbes et de maximes que de poésie, de chants et de prose dont l'éloquence émerveille l'esprit et enchante les cœurs. Cette rencontre se tient à Tihert, ville antique dont l'histoire est parée de gloires et de hauts faits et terre de preux chevaliers. C'est dans ce bastion du patriotisme et du sacrifice que fut fondé l'état rostomide, et quel grand état que l'état rostomide. Ce premier état indépendant institué en Algérie et au Maghreb musulman, selon presque les mêmes fondements d'un état national contemporain. Déjà, au deuxième siècle de l'hégire, IXème de l'ère chrétienne, cet état donnait l'exemple de l'exercice de la véritable démocratie et de la justice dans ses plus larges expressions à travers la vulgarisation des principes de tolérances et de respect entre les différentes écoles et courants. Un climat de fraternité et de convivialité régnait entre ses habitants à tel point qu'un des historiens de l'époque, Ibn Saghir, dira "il n'est d'étranger qui vienne et qui ne finisse par s'y établir, autant pour tout le confort dont jouissait le pays et sa sécurité, que pour la droiture et l'équité de ses dirigeants" . C'est dans cette contrée de notre patrie si chère, et plus exactement à Frenda que l'érudit Abderrahmane Ibn Khaldoun s'isola dans la kalaa de Beni Salama où il entrepris une réflexion sur l'état, la civilisation, la politique et la société et ce après avoir sillonné nombre de pays où il a assumé de très hautes responsabilités. C'est dans cette forteresse (la kalaa), digne d'être un site touristique, qu'il a rédigé son œuvre "El Maach Oua El Omran" sur l'histoire et la civilisation de son époque, et c'est là également qu'il a jeté les bases de la sociologie. Il serait juste de rappeler que les idées géniales de cet éminent penseur sont restées ignorées pendant plus de cinq siècles, car notre monde arabo-musulman a sombré dans les méandres du sous-développement et l'immobilisme et des dissensions périlleuses, incapable d'accéder au progrès et à l'invincibilité que seuls le savoir, la stabilité, la liberté de pensée et d'expression et la création intellectuelle permettent d'atteindre. Il y a là, matière à réflexion. Si j'ai cité Ibn Khaldoun, c'est parce qu'il est l'un des premiers à avoir pris conscience de l'importance et de la richesse de la littérature orale. N'est-ce pas lui qui dira au sujet du patrimoine amazigh, "il y a tellement de proverbes et de récits qui ont été dits et transmis dans cette langue que, si l'on venait à les recopier, il faudrait des tomes et des tomes". Le hasard a fait que Tiaret, et plus exactement Frenda, soit la terre natale d'une autre personnalité tout aussi illustre dont les parents se sont établis en Algérie, je veux parler de Jacques Berques. Un spécialiste de la civilisation arabo-musulman qui a laissé une grande œuvre. Amoureux de la langue arabe et des différents parlers maghrébins et sympathisant de la révolution du peuple algérien et des causes justes, arabes et musulmans, et plus particulièrement de la question palestinienne, Jacques Berques a, à son actif, des dizaines d'écrits sur l'Algérie, le Maghreb et le Machreq, dont une magnifique traduction du Coran et des sept fameuses moalakat vers la langue française. Vous savez tous ici que Jacques Berques a légué une grande partie de sa bibliothèque personnelle à Frenda, sa ville natale et terre de son enfance. Mesdames et messieurs, En évoquant ces pages glorieuses écrites par les pionniers de la plume dans cette région du pays, je ne fuis point la réalité actuelle avec tous ses défis et toutes ses exigences. Cette réalité qui ne change pas vers le mieux est loin de nos espoirs et de nos rêves. En fait, elle exige de nous tous davantage d'effort et de labeur pour préserver la richesse nationale renouvelable qu'est l'homme, soit notre véritable capital, d'où l'impérieuse nécessité de former de nouvelles générations armées de savoir et de technologie de pointe à implanter dans notre pays en œuvrant au développement de nos ressources matérielles pour ne plus dépendre des richesses souterraines et naturelles. Cette wilaya était l'un des bastions du leader de la résistance nationale, l'émir Abdelkader et une garnison dont les glorieux chevaliers ont défendu la patrie et résisté à l'ennemi au prix de leur vie. Cette région comme tant d'autres du pays, a doté la résistance populaire, le mouvement national puis la guerre de libération, de beaucoup d'héroïnes et de héros qui ont fait à dieu le serment de recouvrer la liberté et la souveraineté nationale quel qu'en soit le prix à payer. Ils respecteront leur engagement et contribueront à hisser haut les couleurs de l'Algérie. Cette wilaya, située sur les hauts plateaux de l'ouest, n'a pas échappé aux mains assassines qui n'ont épargné ni femmes, ni enfants ni vieillards. Par ces actes barbares, des bandes de criminels se vengent, dans un dernier soubresaut, de l'Algérie entière. Notre conviction profonde est que de tels actes ignobles ne sauraient entamer la volonté de notre peuple épris de paix, de sécurité, de concorde civile et de réconciliation nationale. La réconciliation nationale est un choix que le peuple a librement revendiqué. Nous sommes venus pour rassembler et unir, pour œuvrer avec les enfants loyaux de ce cher pays à aider notre pays à se relever. Que celui qui s'aventurerait à attenter à la sécurité des citoyens et aux lois de la république, sache que l'état de droit et son bouclier, l'armée nationale populaire et les forces de sécurité sont là pour veiller à la sauvegarde de la république et faire face aux criminels, à leurs commanditaires et appuis. Si des groupuscules isolés s'acharnent ces jours-ci sur la sécurité des citoyens et de leurs biens dans cette région et bien d'autres c'est dans un but vil et abject, à savoir porter atteinte à l'Algérie en tant que patrie et en tant qu'état, à l'Algérie dans ses ambitions, sa sérénité et sa prospérité. C'est là un pari perdu d'avance car le terrorisme est aujourd'hui l'ennemi de toutes les nations et de tous les peuples du monde. L'Algérie qui a souffert de ses pratiques les plus abjectes, a du, pendant plus d'une décennie, y faire face avec force grâce à sa confiance en les capacités de son peuple et sa détermination à vaincre comme ce fut le cas pendant la résistance nationale et la glorieuse guerre de libération. Les grandes épreuves ne forgent-elles pas les grandes nations? Mesdames et messieurs, Vous êtes réunis aujourd'hui à l'initiative louable du conseil supérieur de la langue arabe pour plancher sur la littérature orale algérienne. Essence de notre histoire et de notre culture, ce patrimoine séculaire a contribué à la sauvegarde de notre identité nationale et ses spécificités. Cette littérature, qui traduit la profondeur de notre âme et de notre conscience et reflète l'image de la société depuis des générations, exprime les réalités de la vie sociale dans tous ses aspects, les événements socio-politiques, les fêtes religieuses et traditionnelles et les difficultés de l'homme dans ses rapports avec ses semblables et avec la nature. A une époque de l'histoire de notre vaillant peuple où se sont alliés contre lui, l'ennemi, l'ignorance et la misère, une littérature orale et populaire s'est spontanément répandue à travers le pays. Cette littérature, a première vue superficielle et improvisée, surprend quand on s'y penche attentivement, par la profondeur et la sagesse de sa matière première qu'est de la vie quotidienne, les phénomènes de société et les modes de vie dans chaque coin du pays. La littérature populaire et particulièrement la poésie lyrique dite el-malhoun, a été la première à exprimer les souffrances de l'occupation des croisés, des premières tentatives espagnoles durant l'ère du père du malhoun en Algérie, Sidi Lakhdar Benkhlouf au 16eme siècle, à la colonisation française. C'est à travers ce genre de poésie que les humbles enfants de ce peuple ont exprimé, des siècles durant, leurs sentiments et ont décrit leur environnement naturel et social. C'est ainsi qu'ils transmettent, fidèlement et spontanément l'histoire de leur pays dont ils ont chante les gloires et les hauts faits et pleure les peines et les malheurs. Aussi, les poètes qui ont vécu l'époque tragique du colonialisme français se sont-ils engagés en faveur des causes de leur pays, ils se sont attelés à maintenir la lueur de l'espoir vivace en mobilisant les volontés et en chantant les louanges des héros de l'Algérie. Ces poètes ont affronté, tant par la plume que par le sabre, les ennemis de la liberté tout au long du colonialisme. Ce qui confirme l'authenticité de notre littérature populaire qui reflète la réalité, c'est que le premier à avoir décrit, d'une manière détaillée la chute de notre capitale, Alger en 1830 fut Abdelkader El-Ouahrani, que dieu ait son âme, un des premiers précurseurs de la poésie populaire (el-malhoun). Une description qui, à ce jour, continue d'attiser à la fois notre douleur et notre nostalgie. Il est étonnant de constater que la résistance, qui a fait embraser tout le pays durant une cinquantaine d'années après l'occupation, ne soit décrite de manière fidèle par un Algérien qu'à travers ce genre de poésie. Un nombre considérable de ces poètes ont payé un lourd tribut pour avoir été fidèles à leur peuple. Ils ont été victimes d'assassinats, d'expulsions, d'exil, d'emprisonnements et de tortures, comme par exemple le poète résistant, Mohamed Belkheir, qui, de sa prison corse, exprimait, à travers ses poèmes, un désir ardent de rejoindre les champs de bataille après l'arrêt de la révolution héroïque de cheikh Bouamama. Il sera suivi par le chanteur-martyr Ali Maachi, enfant de Tiaret qui a sacrifié sa vie pour l'Algérie. A l'exemple de ces deux personnages, il existe beaucoup d'autres encore, aussi courageux et vaillants que je ne saurai énumérer maintenant. C'est qu'il y a des dizaines, voire des centaines de poètes populaires dans la quasi totalité des villages et des villes d'Algérie. Il est donc de notre devoir de rappeler leurs œuvres et de commémorer leur souvenir, pour transmettre leur talent artistique aux générations qui sauront ainsi saisir la portée des valeurs qu'ils ont défendues, tels la loyauté, la fidélité, le sacrifice, la soif et la détermination de vaincre quels que soient le prix, l'amour de la patrie, la fierté de son histoire et la foi en son avenir qui ne peut être construit que par ses propres enfants. Et puisqu'il s'avère nécessaire de rassembler notre patrimoine littéraire populaire oral pour sauvegarder tout ce qui peut caractériser notre culture et notre identité algérienne, je saisis cette occasion pour joindre ma voix à celles de tous ceux qui appellent à la sauvegarde de ce précieux patrimoine. L'ignorer, le négliger ou simplement ne pas le transcrire ou le publier, c'est risquer de le perdre. C'est pourquoi j'exhorte tous les hommes compétents qui demeurent attachés à leur authenticité nationale, qu'ils soient hommes de lettres, savants, d'être jaloux de ce patrimoine et d'œuvrer, par devoir national à l'égard de la culture ancestrale de notre peuple, à ne ménager aucun effort pour le mettre en évidence, et le hisser à la place qui lui revient dans la littérature algérienne. C'est œuvrer également à le faire connaître aux citoyens en général et aux jeunes en particulier, notamment les intellectuels, et enfin, lui consacrer des sites sur le réseau Internet. Je me dois, ici, de rendre un vibrant hommage à tous ceux qui, les premiers, ont accompli un travail aussi sérieux qu'utile, de collecte et de diffusion des recueils de Sidi Lakhdar Benkhelouf, Sidi M'hamed Ben Messaib, cheikh Ahmed Ben Triki, Sidi Said Medassi, Mustapha Ben Brahim, cheikh Boumediene Bensahla, cheikh Mohamed Belkheir, cheikh Abdallah Benkriou, cheikh Kaddour Ben Achour Ezzarhouni, cheikh Abdelkader Bentobji et d'autres encore, et les saluer tous, et tout particulièrement, Mohamed Kadi, Mohamed Bekhoucha, Abderahmane Sekkal, Abdelkader Azza, Ahmed Tahar, Ghaouti Ben Mohamed Bouali, que dieu ait leurs âmes et accorde grâce à l'Algérie en la dotant d'autres hommes de leur trempe. Seront tout autant dignes d'éloges et d'hommage, voire davantage, ceux qui, poussés par l'amour de la patrie, s'emploient à entretenir et à préserver ce patrimoine. Mesdames et messieurs, Ces pages éclatantes qu'ils nous ont laissées en héritage, bien que d'expression simple, comportent toute une philosophie qui traduit fidèlement la réalité de notre société dans toute sa richesse et dans toute sa diversité, et puise de la même source, en l'occurrence l'expérience historique de notre peuple, faite d'un mélange de la civilisation arabo-islamo-amazighe qui, au fil des siècles, a unifié les algériens, écourté les distances entre la mer et le Sahara, et rassemblé les cœurs, faisant des enfants d'Algérie un ensemble uni et cohérent. Les facteurs de rassemblement que sont notre religion musulmane et notre patrimoine commun arabo-amazigh, n'ont pas effacé la diversité et les spécificités locales avec leur lot de traditions, de coutumes, de langues et de dialectes. Le fait est que la culture en Algérie a le même soubassement civilisationnel où se rencontrent les particularités et où se rejoignent les goûts et les idées, tel ce grand fleuve aux multiples sources et affluents. Des temps les plus immémoriaux à nos jours, notre culture et les langues usitées dans notre vastes pays, n'ont jamais été l'apanage d'une ethnie ou d'une race, comme elles n'ont jamais souffert par le fait des enfants de ce pays. Elles sont l'essence de notre entité morale, le répertoire de notre glorieux passé, et l'expression de notre identité collective. Les manifestations d'oppression, de rejet et d'exclusion ont toutes été le fait d'étrangers occupants et agresseurs. La réponse des algériens aura été une résistance héroïque et de grands sacrifices que ne sauraient contenir des volumes entiers d'ouvrages. A travers la diversité des formes d'expression de notre langue arabe classique, dont l'éloquence est prouvée dans le Coran, et dans la langue amazigh séculaire et authentique avec ses différents dialectes également, nous voyons une richesse nationale qui nous est précieuse et que nous devons protéger et développer en exhortant nos savants à s'y intéresser et les responsables à tous les niveaux à réunir les conditions organisationnelles et les moyens matériels de sa préservation et de sa promotion. La diversité du parler populaire est, dans notre vécu, un fait indéniable. Il faut admettre que la différence d'opinion et de perception n'est volonté de dieu. C'est là une preuve de la richesse de notre patrimoine culturel, historique et contemporain, que nous devons préserver et dont nous devons être fiers, quelle qu'en soit sa langue d'expression ou sa région dans notre chère patrie. Si la multiplicité des formes d'expression populaire est un signe révélateur de la dynamique de notre société, de la pérennité de son histoire unie et unifiée, elle est aussi l'illustration de la capacité des générations successives à transmettre les expériences personnelles et les sentiments individuels et collectifs pour en faire la mémoire de tout un peuple. C'est aujourd'hui notre trésor commun et notre mémoire parlante. Je parle de mémoire de tout un peuple car elle révèle une similitude voire parfois une conformité des sentiments et des émotions par rapport à des événements survenus dans n'importe quelle région du pays. Ceci se ressent particulièrement à travers les poèmes du malhoun qui, à la différence de leur langue, se rejoignent dans le fond. Il n'y a guère de meilleure preuve de l'unité fraternelle d'un peuple que l'unité du cœur qui amène spontanément au partage des joies et des peines et à la solidarité dans les épreuves. La solidarité est, à travers la littérature orale, l'une des grandes qualités authentiques de notre peuple expliquant sa force et sa résistance face aux ennemis et à un colonialisme qui a usé de tous les moyens pour l'anéantir. Mesdames et messieurs, Vous vous pencherez lors de ce colloque, sur les aspects de la littérature populaire pour mettre en évidence sa place et son rôle dans une société qui, empêchée d'accéder à l'écriture et à la lecture, a préservé son patrimoine oral durant des décennies entières. Vous aurez à étudier des centaines de textes conserves dans les tiroirs et par la tradition orale. Je suis convaincu que votre approche, basée sur des faits de notre glorieuse histoire et des aspects de notre réalité actuelle, positifs ou négatifs soient-ils, sera rationnelle et scientifique. Une approche qui prend en considération les données de notre monde, un monde où la diversité et la différence sont des atouts à l'ère de la mondialisation qui ne reconnaît pas les frontières. Un monde qui évolue en un tout car les pays qui le composent, même ennemis dans un passé récent, se prêtent aujourd'hui, de leur propre gré ou par la force des choses, main forte. Que dire alors de l'Algérie, sortie meurtrie, depuis peu de décennies, d'une guerre sanglante et qui traverse aujourd'hui une étape de convalescence, après une fitna qui l'a menacé dans les fondements de son état national, l'unité de sa nation et ses acquis arrachés au prix d'un million et demi de martyrs, hommes et femmes, qui étaient les meilleurs d'entre nous encore en vie de la génération de la révolution et guerre de libération. Nous ne cesserons d'appeler à la concorde et à la préservation de l'unité de l'état, l'état de droit et des droits de l'homme. Nous ne ménagerons aucun effort pour garantir la cohésion de la société, préserver ses valeurs authentiques, élever la voix de l'Algérie partout et exhorter notre jeunesse à s'armer du savoir pour maîtriser chez nous les technologies de pointe et donner ainsi à l'Algérie la place qui est sienne dans le monde d'aujourd'hui. Notre effort pour moderniser et libérer notre pays du sous-développement socio-économique et son influence sur les mentalités égale notre détermination mais aussi notre conviction que notre avenir dépend largement de notre patrimoine dans toutes ses composantes authentiques qui sont pour notre peuple, la forteresse qui l'a de tout temps, préservé des menaces. Mesdames et messieurs, Le patrimoine culturel de l'Algérie est, dans sa diversité, un tout indivisible du point de vue de notre entité nationale. Ce patrimoine, source de notre fierté et catalyseur de notre détermination, nous sert de repère pour aller de l'avant avec confiance, grande ambition et réalisme loin de tout fanatisme et de toute surenchère, sans s'obstiner à s'accrocher au passe par crainte de faire face à l'avenir. Le but étant de parvenir à la modernité tout en demeurant attaché au patrimoine et à sa préservation pour s'enorgueillir devant les nations. Le patrimoine culturel algérien ne saurait faire l'objet de monopole ou de privatisation. Il ne saurait non plus être utilisé comme couverture politique ou servir à des manipulations pour faire pression ou se livrer au chantage. Il ne saurait faire l'objet de division tendancieuse, les algériens étant musulmans depuis des centaines d'années, ce sont des amazighs arabes et des arabes amazighs égaux devant les lois de la république algérienne démocratique et populaire. Seuls la compétence, le mérite et la loyauté envers la patrie peuvent faire la différence. Je voudrais enfin saisir cette occasion pour exhorter les autorités locales à travers tout le territoire national à baptiser, des noms de notre littérature populaire, les écoles, les quartiers, les rues et les places. Ce faisant nous exprimerons notre reconnaissance pour leur précieuse contribution à la préservation de la mémoire de la nation et glorifierons également leur mémoire afin qu'elle constitue un stimulant pour nos jeunes talents. Que dieu guide vos pas vers le succès. Merci de votre accueil et pour votre aimable attention". |