
Mouloud Kacem Naît Belkacem
(1927-1992)
Événement
Le 28 mars 2005 un colloque national a été organisé en hommage au penseur Mouloud Kacem Naît Belkacem. Étaient présents à la cérémonie d’ouverture de ce colloque de trois jours organisé par le Haut Conseil Islamique (HCI) de hauts responsables de l’État et du gouvernement ainsi que des penseurs, des hommes du culte et de la culture algériens et étrangers.
Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a rendu hommage au défunt pour ses valeurs et ses qualités affirmant qu’il est de «ces hommes qui ont laissé leurs empreintes dans l’histoire politique et culturelle de l’Algérie».
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Les conférenciers et enseignants universitaires participant au colloque national en hommage au militant et penseur Mouloud Kacem Naît Belkacem qui s'est tenu à Alger, ont appelé à la création d’une ligue et d’une fondation pour la conservation de la pensée et du patrimoine de cet homme d’État qui a milité pour la cause nationale et consacré la personnalité civilisationnelle algérienne.
Témoignages
Dr Bouamrane Cheikh : (président du Haut Conseil Islamique), Mouloud Kacem Naît Belkacem était un des rares penseurs qui sont restés fidèles aux principes qu’ils ont défendus. Ce militant est digne d’un vibrant hommage pour “ses grandes qualités et précieuses réalisations”, le défunt a milité pour l’indépendance, représenté de “la meilleure manière” la Révolution algérienne à l’étranger et occupé plusieurs postes politiques et au sein du gouvernement au lendemain de l’indépendance. Il s’est fortement distingué par “sa loyauté envers son pays et son attachement à son histoire, à la civilisation islamique et au Coran, ainsi que son intérêt aux grandes questions internationales”.Il reste un exemple pour les jeunes.
M. Mohamed Larbi Ould Khelifa : "Mouloud Kacem est porteur d’un projet et défenseur d’une cause, son apprentissage dans ses deux écoles a permis à l’homme d’acquérir clairvoyance et habileté dans le traitement des questions politiques, sociales et culturelles". C'était un fervent défenseur de la langue arabe qu’il considérait comme "l’âme de la personnalité nationale et le miroir de la culture algérienne", Il aspirait dès le début des années 1970 à exaucer un rêve qu’il a longtemps caressé, à savoir la création du conseil supérieur de la langue arabe, car "il croyait dur comme fer que la langue arabe ne devait pas seulement être un des fondements de la personnalité nationale, mais devait s’ériger en un élément essentiel de l’édification de la société algérienne et contribuer à la vie économique, artistique et scientifique".Il avait adopté l’idée de l’arabisation des institutions politiques, économiques et scientifiques de l’État, était intimement convaincu que les États qui ont réussi à surmonter le complexe des technologies et des sciences, à l’instar des États Asiatiques, ont appliqué des programmes de développement dans leurs langues d’origine, sans pour autant ignorer les langues étrangères.
Yahia
Bouaziz (chercheur universitaire) "le penseur a provoqué lors de ces
rencontres une véritable révolution en la matière." "L’Algérie
était, la Mecque
des érudits, des penseurs et des philosophes venus de tout bord pour débattre
de questions intellectuelles et constructives intéressant les sociétés
musulmane et occidentale."
Sur le rôle de la revue "Al Assala" que le défunt a créée en 1971,
dans "l’éclaircissement de l’histoire de l’Algérie et
l’incitation des chercheurs au développement de la culture algérienne
authentique et sa promotion dans les forums internationaux. Il a veillé à la
publication de plusieurs oeuvres, telles "Ethaghr el-djemani fi ibtissam
ethaghr el-wahrani" de Mohamed Bensahnoun Errachedi et "Dalil
el-Hayrane oua anis essahrane" de Mohamed Benyoucef Eziani. Il a écrit
de nombreux ouvrages, dont "Al Djazairi" rédigé en Allemand, "Iniya
oua assala", "Assalia am Infissaliya", "La
personnalité de l’Algérie et son audience mondiale avant 1830" et "Les
hauts-faits du premier novembre et les réactions internationales à l’intérieur
et à l’extérieur".
Mme Z'Hor Ounissi : Un militant et intellectuel "un homme d’État exceptionnel en avance sur son temps."